Mes archives 1988: requête urgente
OUAMER Ahmed 18, Avenue C, Hay Mohammadi Casablanca 05
Casablanca, le 20 juin 1988


À Son Honneur, Monsieur le Gouverneur de la Préfecture de Hay Mohammadi – Ain Sebaâ Casablanca
OBJET : Requête urgente concernant un projet de poste de transformation électrique menaçant un droit de logement acquis.
Monsieur le Gouverneur,
J’ai l’honneur de porter à votre haute bienveillance la présente requête relative à une situation préoccupante qui menace la quiétude de mon foyer et l’intégrité de ma modeste habitation.
En effet, j’occupe un logement bâti par le nommé ATTABOU Benaïssa, militaire aux Forces Armées Royales (F.A.R.), situé à proximité de l’enceinte sud de la Caserne Zerktouni (18, Avenue C, Hay Mohammadi). Ce bien m’a été cédé en juillet 1976. Par la suite, j’avais été avisé et mis d’accord avec le Service des plans de la Commune Urbaine de Hay Mohammadi au sujet de l’implantation d’un poste de transformation électrique prévu devant mon domicile, avec l’assurance formelle que sa construction ne porterait nullement atteinte à mon logement.
Cependant, le 20 juin 1988, deux agents de la R.A.D. se sont rendus sur les lieux, munis d’un plan faisant ressortir qu’une partie importante de la cour de mon domicile se trouve désormais englobée dans ce projet d’aménagement.
Monsieur le Gouverneur, il convient de souligner que j’ai occupé ce logement depuis 1976 en qualité de militaire en activité, jusqu’à ma mise à la retraite anticipée intervenue le 31 mai 1986, prononcée pour inaptitude physique consécutive à un long séjour en zones opérationnelles, notamment :
- — Les Provinces Sahariennes récupérées ;
- — Le Territoire mauritanien.
Par ailleurs, je suis père de quatre enfants, âgé de 44 ans et actuellement sans emploi, me trouvant dans une situation sociale et sanitaire particulièrement vulnérable.
En conséquence, au vu de mon parcours au service de la Patrie, de mon état de santé et de ma situation sociale précaire, je vous saurais gré, Monsieur le Gouverneur, de bien vouloir intervenir auprès des autorités compétentes afin qu’une solution juste et légale puisse être trouvée pour préserver mon droit au logement et épargner à ma famille une épreuve supplémentaire.
Dans l’attente d’une suite favorable que vous voudrez bien réserver à ma requête, veuillez agréer, Monsieur le Gouverneur, l’expression de mon profond respect et de ma considération distinguée.
OUAMER Ahmed (Signature)